eau douce

Tapi dans les hautes herbes, allongé sur la mousse… Chut!  Se taire pour mieux entendre le chant de ces marais qui berce celui qui, tranquille, saura tendre l’oreille. Laisser faire le murmure de l’eau  qui éclabousse, qui ruisselle ou clapote. Capturer de ses yeux le héron barbotant. S’amuser de la danse frénétique et bruyante de la bécasse. Sursauter au coassement de la petite grenouille qui, au  premier souffle d’air ira rejoindre  l’eau.
Quelques gouttes de pluie, voilà qu’on se réveille. Tous ont disparu si ce n’est la sauterelle qui, timide, se cache pour mieux nous regarder. L’après-midi prend fin… un dernier air de fête. Il est temps de rentrer.

Cette ballade des marais, accordée au féminin, nous promène dans une rêverie pleine de reliefs intérieurs et nous fait goûter à cette eau douce. Une présence enveloppante, exploratrice, toujours rassurante, un souffle d’accordéon… nous accompagnent dans un voyage immobile.